Situation Economique

Departement de l'Ocean
L’agriculture

      02 principaux systèmes de production se pratiquent dans le département : Le système de culture itinérante sur brûlis avec des champs de petites superficie et méthodes culturales archaïques et le système agro-alimentaire (HEVECAM, SOCAPALM).
A côté de ceux-ci se développe de plus en plus des exploitations de superficie moyenne bénéficiant de méthodes rurales assez bonne et souvent créées par des élites.

Les principales spéculations cultivés sont :

  • Les cultures vivrières et maraîchères : manioc, macabo, bananes, taro, ignames, arachides, gombo, tomate…;
  • Les fruitiers : agrumes, avocatiers, safoutiers, manguiers…;
  • Les cultures de rentes : cacao, hévéa, palmier à huile, cocotier…
L’élevage et la pêche

L’élevage est essentiellement traditionnel et artisanal. Quelques élevages en claustration de volaille et de porcs se pratiquent dans les villes et dans quelques localités rurales. L’élevage de bovins est pratiqué à petite échelle à SOCAPALM. L’apiculture est embryonnaire.

      La pêche continentale et maritime se font principalement de manière artisanale. Près de 110 espèces ont été identifiés. Les plus capturées sont :

  • Les poissons : requins, capitaines, bars, brochets, maquereaux, carpes….
  • Les crustacés : crabes, langoustes, crevettes…

On note de temps en temps la capture de tortue marines et de crocodiles. La pêche industrielle n’existe pas encore.

La forêt et la faune

      La forêt du Département renferme un potentiel floristique et faunique des plus divers. Les essences les plus exploitées sont : l’Azobé , le padou, le Bubinga… . La forêt regorge d’espèces animales dont certaines sont protégées : éléphants, pangolins, gorilles, antilopes, oiseaux divers… . Le Département dispose de 02 aires protégées : le Parc National de Campo-Ma’an et la Réserve de Faune de Douala-Edéa qui se prolonge jusqu’à Bivouba

L’eau, mine et énergie

      Le réseau d’eau SNEC n’existe qu’à Kribi et Campo. Les populations des autres localités utilisent les ressources traditionnelles, points d’eau aménagés et des forages.

      Les sols et sous-sols regorgent d’importantes ressources minières à savoir : Pétrole, gaz, fer, bauxite, ilménite, syénite à néphéline, calcaire, indice d’uranium, or, fer disthène, rutile, platine.

      Le réseau d’électricité ENEO est disponible dans la plupart des centres urbains. L’électrification rurale est très peu répandue malgré l’important potentiel hydro-énergétique.

Le tourisme et l’artisanat

Le potentiel touristique est immense et attrayant : de belles plages, des chutes pittoresque, une faune variée, des monts et des rochers, des grottes mystérieuses, l’île de Dikapar à Campo, la cascade de Bilibitsob, des vestiges coloniaux (Phare de Kribi, bâtiments et différents ponts)… . Le Département compte plus de 70 hôtels et auberges dont la majorités à Kribi.

L’artisanat est embryonnaire et peu structuré malgré l’abondance de la matière première (bambou, rotins, bois…).

Le transport

Accès à la mer (Océan Atlantique) sur près de 150 km avec un Port en eau profonde, première phase d’un complexe Industrialo-portuaire en développement, 1 150 de routes dont
146 bitumées ( Kribi-Edéa, Lolodorf-Eséka). Le reste du réseau sur toutes les autres destinations est non bitumé, d’où l’enclavement pendant la saison des pluies. Existence de 03 agence de transport par autocars, d’une piste d’atterrissage en terre pour aéronefs.